Les personnes qui se réclament du paganisme celte, donnent divers noms à leur religion. On parle de religion celte ou celtique, de druidisme, de religion Kiimri (qui serait le nom que se donnaient les Celtes entre eux, Celte étant un mot grec) etc. En fait, les celtes ne donnaient pas de nom à leur religion. Le druidisme est une appellation récente. Pour les Celtes, leur religion ETAIT, simplement, sans besoin de lui donner un nom. Les religions préchrétiennes ne se donnaient pas de nom non plus. C’est l’évolution de la pensée de l’homme et donc de la notion de concept qui donne des noms, pour discriminer au sens positif (s’il en est!) du terme. Pour définir, on sépare, on se distancie, on observe et on sort de la sympathie, du UN…aussi on parle, alors communément, de la religion celtique qui se nomme druidisme car pratiquée par des druides.
Le travail spirituel de beaucoup de druides actuels se base sur l’expérience des Dieux anciens celtes irlandais, gallois et gaulois (pour ceux qui vivent en France). Les textes de base sont ceux de la mythologie irlandaise, les Mabinogion gallois et de nombreux autres textes anciens. La reconnexion au vieil esprit druidique demande de s’approprier leur lien avec le monde spirituel et de voir le monde. Tous les druides ne se réclament pas du paganisme, et on retrouve des druides travaillant avec la tradition occidentale datant du 19ème siècle, la Théosophie, l’occultisme d’alors etc. Cependant l’héritage des francs-maçons du 18ème siècle et des romantiques du 19ème se retrouve dans de nombreux groupes.
Le Council of British Druid Orders est un groupe qui vise à aider la communication entre les divers groupes druidiques. Les groupes orientés vers le paganisme sont : The Glastonbury Order of Druids, The London Druid group, fondé en 1986, the Druid Clan of Dana, issu de the Fellowship of Isis (une tradition de la Déesse), l’Ordre des Bardes, Ovates et Druides est un ordre anglais datant de 1979 (British Druid Order) plutôt païen et orienté vers la Déesse mère mais comptant des païens et des chrétiens dans ses rangs. C’est actuellement le groupe le plus important (35000 membres dans le monde). Ils dispensent une formation payante par correspondance.
Etre druide ce n’est pas chercher à reproduire un système qui fait référence à un passé révolu. Les druides eux-mêmes ne se réclamaient pas d’un passé ou d’un avenir. Ils étaient en lien avec les réalités matérielles et spirituelles de leur sol et de leur temps. Le chemin du druidisme actuel nous demande donc d’être nous aussi le reflet de notre territoire et de notre temps, peut-on vraiment être autrement d’ailleurs ? La question est ouverte…
L’attirance à la tradition celtique est une disposition de l’âme, je crois. Je ne sais pas d’où elle vient, mais elle est bien là pour nombre d’entre nous.
Pourquoi ?
Nous étudierons dans l’enseignement proposé par l’Ordre, les différentes civilisations qui ont pu participer au développement de l’humanité dans une mesure plus importante que certaines autres à leur époque.
Mais voici pour le moment, la proposition de Rudolf Steiner :
- Culture de l’Inde ancienne (7227 – 5067 avJC.)
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Culture de l’ancienne Perse (5067 – 2907 avJC.)
- Culture Egypto-chaldéenne (2907 – 747 avJC.)
- Culture greco-latine(747 avJC – 1413 apJC).
- Culture anglo-germanique (1413 – 3573 apJC, notre époque actuelle)
- Culture slave(3573 – 5733 apJC)
- Culture américaine (5733 – 7893 apJC)
On réalise alors que les périodes égyptiennes et gréco-latine, auxquelles appartient la période celtique, sont les plus proches de notre période actuelle menée par les anglos-saxons et les allemands. La tradition celtique revêtait une sorte de réminiscence des cultures du passé (avec l’organisation tripartite guerriers, prêtres, artisans/commerçants), une conscience de rêve où le monde spirituel était encore présent. D’un autre côté, Socrate apprenait aux hommes à penser par eux-mêmes, en faisant l’expérience d’une certaine volonté intérieure, une certaine liberté de penser que le monde spirituel ne permettait pas avant car l’homme n’était pas prêt. Rome a ensuite a été une tentative de pousser l’expérience jusqu’au point où d’autres forces auraient pu prendre le pouvoir sur l’homme, mais la naissance du Christ a changé l’éthérique de la terre, nous offrant en même temps, l’Amour universel en nous. L’expérience de la liberté passant par le développement de l’intellect et de l’égo, comme une sorte d’adolescence de l’humanité, nous devions perdre nos liens avec le monde spirituel. Mais il est maintenant temps de les retrouver avec conscience et libre choix. On sent qu’une certaine partie de l’humanité la recherche désespérément. La liberté était déjà présente dans les civilisations celtiques et nordiques, le monde spirituel aussi, nos recherches vers ces mondes anciens sont un appel à l’aide mais elles ne devraient pas être un retour en arrière. Comment maintenant utiliser tout cela pour le développement actuel de l’humanité vers le futur ?
C’est une des questions que devrait poser le druidisme actuel. Actuellement, on a tendance à le penser en terme de lien avec la nature uniquement. Pourtant, s’il est lien avec l’enseignement de la nature et des êtres élémentaires, il est lien avec toutes les hiérarchies matérialisées et spirituelles et tous les mondes spirituels et matériels. Le druidisme est une sacralisation de la vie, de la vérité et l’Amour sous toutes leurs formes.
